Projet 3 : Identités politiques, politisation et compétitions électorales

Porteurs de projet

Personnes réellement impliquées (effectif global + détail nom, statut, laboratoire) :

Laboratoires et/ou équipes UNS concernés

Partenaires

Objectifs

Resp.Gilles Ivaldi, URMIS - Christine Pina, ERMES

Dans un contexte de montée des populismes en Europe et de bouleversements des équilibres politiques au détriment des partis gouvernementaux, interroger les identités politiques et la politisation (des débats, des controverses, des questions sociales…) est nécessaire. Le contexte de mondialisation avive les questionnements liés aux identités. La question de l’immigration en particulier est aujourd’hui un thème central du débat public et un enjeu saillant de compétition électorale. A l’intersection de la science politique et de la sociologie, mais sans exclure de possibles élargissements disciplinaires ultérieurs, ce projet vise à rendre compte des modalités pratiques de la politisation et de la gestion politiques des questions relatives au processus de « dénationalisation » des sociétés politiques européennes : globalisation des échanges, circulations, immigration, intégration européenne.

Il s’agit, en s’intéressant à un territoire peu analysé par la Science politique (en l’occurrence la région PACA) et en prenant comme objets les compétitions et oppositions politiques, de poser différemment la question de l’altérité : qui est « l’Autre », dans le débat politique ou les compétitions politiques ? Comment se structurent les affrontements politiques, en mobilisant quelles forces politiques ? Avec quels résultats ? Comment s’envisagent les alliances et les oppositions, en fonction des compétitions politiques mais également des espaces politiques observés ?

Cette thématique a, de ce fait, deux objectifs : en premier lieu, centrer la focale sur une région composite (politiquement et socialement) qui permet d’observer les relations labiles entre la droite traditionnelle et l’extrême droite. La cristallisation du vote FN notamment dans le grand pourtour méditerranéen offre un champ de recherche particulièrement fécond. En second lieu, il s’agit d’analyser les compétitions pour elles-mêmes (qui gouverne, avec qui, sur quels territoires ?) mais aussi comme indicateurs de la manière dont les sociétés considèrent le débat, l’altérité, l’opposition et l’affrontement politique.

Deux directions sont envisagées : poursuivre le travail réalisé depuis maintenant quelques années pour apporter une analyse et une expertise régulières sur les élections locales, nationales et européennes déclinées au niveau régional ; jeter les bases d’un Observatoire socio-politique de la région PACA, en constituant une base de données démographiques, sociales, économiques et politiques, qui regroupe les informations nécessaires pour l’analyse des débats et compétitions politiques à venir dans la région PACA.

Ces études politologiques et sociologiques en région PACA doivent être entendues au sens large, puisqu’il s’agit d’encourager et de fédérer les travaux de science politique et de sociologie politique qui analysent les phénomènes politiques en région PACA, à des échelles régionale et infra-régionale (départements, EPCI, villes, quartiers, etc.) différentes. De ce fait, des études longitudinales portant sur des territoires étendus peuvent cohabiter avec des monographies, ce qui assure le croisement des regards, tout en étant gage de pluridisciplinarité. A ce titre, un travail, initié par les politistes du laboratoire ERMES, est actuellement en cours pour mener à bien une recherche sur la sociologie de Nice. Cette recherche pourrait se traduire par la sortie d’un ouvrage, à l’image des publications déjà parues sur Lille, Marseille, Lyon, Bordeaux, Paris, Berlin…

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