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Pratiques des arts vivants

Coordination : Brigitte Joinnault, Marina Nordera, Jean François Trubert

 

Présentation générale du thème IV

La question de la recherche en arts vivants et de la définition même d’arts vivants se pose de manière complexe tant du point de vue des pratiques que du point de vue épistémologique et méthodologique. Les concepts émergents, notamment dans les approches esthétiques, intermédiales, historiographiques, anthropologiques ou dans les pratiques liées aux nouvelles technologies reposent sur des paradigmes, dont parmi d’autres celui des écritures, du geste, du corps, de l’archive, des transmissions, des circulations, de performance - visant à faire face à la complexité des objets d’étude et des phénomènes artistiques. Leur analyse nécessite souvent de forger des notions et des outilsspécifiques, adaptés en fonction de l’objet, aussi bien pour explorer des pratiques du passé encore mal connues que pour aborder et nommer les pratiques actuelles, d’ici et d’ailleurs, qui ne rentrent pas dans les catégorisation habituelles. L’examen approfondi d’une expérience artistique en train de se faire, comme celle du geste musical et dansé, du monologue, du jeu théâtral, ou de la performance, mobilise des outils empruntés par exemple à l’anthropologie ou à l’étude du mouvement ou à l’analyse de l’activité. En outre, l’analyse fait partie d’un processus actif, d’un processus de création de son époque en tant que pratique. C’est selon un principe dynamique de recours à la pratique et à la théorie que les arts vivants sont décrites et analysées tant du point de vue de la réception, que de celui  des processus d’écriture et de création ou encore du point de vue des dynamiques de catégorisations. Les activités des chercheurs comme des artistes-chercheurs peuvent s’engager dans un processus artistique ou  s’inscrire au cœur de celui-ci, mais aussi le stimuler, l’initier où l’accompagner par des modalités différentes et sans cesse renouvelés (recherche-création, practice as research, research based practice, performance historiquement informée, reenactement, observation participante…).

 

 

1.     État des lieux

 

Les chercheurs du centre inscrivent leurs travaux sous le signe de la diversité et de la pluridisciplinarité. Néanmoins, des axes fondamentaux font apparaître la spécificité et l’orientation particulière des différentes productions du thème IV au sein du centre et d’une manière plus générale, au sein de la cartographie scientifique (nous renvoyons également à la liste des publications qui se trouve dans le dossier d’évaluation). Les méthodologies employées dans le domaine des arts vivants, que ce soit en danse, en musique ou en théâtre, font apparaître des thématiques transversales s’adressant aussi bien à l’analyse directe des phénomènes artistiques scéniques ou performatifs, à leur inscription dans un champ culturel ou bien dans leur catégorisation épistémologique.

Les travaux les plus récents viennent par ailleurs confirmer les quatre tendances qui se dégagent ainsi des réalisations scientifiques inscrites dans le Thème 4 : pratiques des arts vivants:

o   Catégorisation et transdisciplinarité

o   Processus d’écriture et réalisations

o   Transmission, réceptions et appropriations

o   Geste

 

Les études génétiques, les études des sources et l’interaction théorie/pratique circulent entre ces différents thèmes, toujours axés autour de la question des catégories, et de la labilité des frontières de leurs définitions respectives.

En études théâtrales, les travaux menés sur les outils d’analyse portent en particulier sur la compréhension de la dimension sonore des pratiques (théâtre d’acteurs, lectures, marionnettes, contes, théâtre musical). Ils interrogent  son rôle, ses enjeux, sa perception par le public et par les critiques, et contribuent aux recherches actuelles sur l’inventoriage, la constitution et l’analyse d’archives sonores (enregistrements, notations, partitions, recueil de « souvenirs sonores »).

En musique, l’accent est mis sur l’analyse dans la création contemporaine, sur l’interaction entre étude des sources, analyse et esthétique des œuvres musicales contemporaines, sur l’étude du geste comme paramètre de composition. Les méthodologies et les pratiques analytiques dans le domaine de la musicologie des musiques savantes du XXe et XXIe siècles s’orientent par ailleurs vers des approches renouvelées, parfois pluridisciplinaires, intégrant des constructions parallèles avec d’autres champs disciplinaires. L’une des orientations fortes de l’approche musicologique du thème IV est très clairement orientée vers l’étude de l’interprétation, et comment le champ historiographique et analytique dégagé par l’étude permet d’ajouter une plus-value à la performance, dans la droite ligne des « interprétations historiquement et scientifiquement informées » pratiquées dans les centres de recherche artistiques à l’international (Institut Orpheus de Gand). Dans cette optique, des expériences ou des réalisations qui s’assimilent soit à des enquêtes de terrain (Cologne, Bruges 2016) soit à des directions et productions artistiques (CNSMDP, 205, et MANCA 2016) sont également réalisées.

En danse, à travers les différentes activités scientifiques (séminaires, journées d’études, colloques, publications, etc.) enseignants chercheurs et doctorants partagent des connaissances théoriques et méthodologiques qui constituent le socle d’une manière spécifique d’envisager les études en danse et plus largement les arts vivants,caractérisée par une approche pragmatique et praxéologique tant aux sources et aux archives, qu’au terrain des pratiques et des techniques du corps. La particularité et l’originalité des approches consistent à mobiliser des compétences universitaires pluridisciplinaires afin de favoriser une relation active entre les institutions de conservation, de production et de transmission de la connaissance, les processus artistiques et les savoirs propres des artistes. Par l’immersion dans les terrains des arts vivants la recherche vise à comprendre les modalités de transmission du mouvement ; les imaginaires individuels et collectifs ; les orientations esthétiques et les cadres institutionnels ; les circulations, les croisements et les appropriations des cultures; les vécus et les savoirs phénoménologiques du corps dans ses pratiques artistiques. Enfin, les chercheurs s’interrogent sur la manière dont ces savoirs spécifiques interagissent et nourrissent d’autres champs du savoir.

 

 

 

2.     Bilan des travaux

 

Les travaux en études théâtrales qui s’inscrivent spécifiquement dans une démarche de conception de méthodes et d’outils portent actuellement sur les aspects sonores du théâtre et comportent plusieurs volets complémentaires réalisés dans le cadre d’une délégation CNRS en cours au sein de l’équipe ARIAS (atelier de recherche sur l’intermédialité et les arts du spectacle dirigée par Mildred Galland) de l’UMR THALIM (Théorie et histoire des arts et de la littérature de la modernité, dirigée par Alain Schaffner).

Les uns sont liés à la découverte récente d’un important fonds d’archives sonores déposé à l’IMEC (Institut Mémoires de l’édition contemporaine, dirigé par Nathalie Léger) et portent sur les stratégies d’inventoriage et de numérisation. Une première étape de ce travail réalisé au cours de résidences de recherche régulières à l’Abbaye d’Ardenne s’est conclue par la réalisation en juillet 2016, avec le soutien de l’IMEC, d’un CD d’extraits d’archives sonores du fonds personnel d’Antoine Vitez et par la rédaction d’une notice de présentation à paraître dans la collection « champ théâtral » des éditions L’Entretemps au début de l’année 2017 (janvier-février) en accompagnement de l’ouvrage Antoine Vitez, les mises en scène de textes non dramatiques, théâtre-document, théâtre-récit, théâtre-musique, 1966-1982

Les autres sont liés à des recherches entreprises au CNRS dans le cadre du programme ANR ECHO (ÉCrire l’Histoire de l’Oral - 1950-2000) dirigé par Marie-Madeleine Mervant-Roux au sein de l’équipe ARIAS, en collaboration avec le groupe audio-acoustique du LIMSI-CNRS, le CRIalt de Montréal (Jean-Marc Larrue), l’Universiteit van Amsterdam (UvA, Theaterwetenschap), le département arts du spectacle de la BnF (Joël Huthwolh) et l’INA. Ils prennent la forme d’une participation au comité scientifique d’un projet de production de dossiers en ligne sur le site de la BnF, à la conception et à l’écriture d’un scénario « Chaillot tout bruissant de voix », au colloque « La scène parle. Voix, acoustiques et auralités en France dans la seconde moitié du XXe siècle » » (7 et 8 décembre 2016). En prolongation du programme ECHO, un projet de « balades sonores à Chaillot » est en cours d’élaboration, associant recherches fondamentales sur la mémoire sonore du théâtre et conception d’un dispositif sensible de restitution des résultats.

 

La précédente vague d’accréditation a été marquée par l’obtention d’un projet ANR intitulé Geste Musical, Modèles et Expériences (GEMME) obtenu en 2012 et financée dans le cadre des projets blancs et courant jusqu’à 2016. Ce projet était coordonné par l’IRCAM et par le CTEL pour l’UNS.

L’objectif du projet était de cartographier les relations innovantes entre geste et son proposées par les créateurs d’avant-garde depuis les années 1950. L’équipe du projet a identifié trois grands paradigmes émergeant autour des années 1960, interconnectant le corps, l’instrument, le texte et la technologie : l’« hypertablature » où sont notés les moindres contacts entre les mains et les instruments, le « geste incidental » où le comportement du musicien sur scène est intégré à la structure musicale, enfin le codage technologique de l’interaction gestuelle (devenu un enjeu industriel au XXIe siècle).

Le projet a proposé de nouvelles méthodes d’analyse inspirées d’autres domaines (acoustique, analyse du geste en danse) et les a connectées à des concepts musicaux plus larges repérés dans les paratextes des partitions, dans leurs esquisses, ainsi que dans les propos des artistes – tant passés (grâce à un travailarchivistique spécifique) que présents (en sollicitant de nombreux jeunes compositeurs revendiquant actuellement une pensée gestuelle).

 

Quatre grands axes de recherche

Le projet GEMME s’est articulé selon quatre chantiers principaux.

Dans le premier, consacré au « théories implicites du geste », plusieurs chercheurs ont exploré une somme de documents qui permettaient, sur un demi-siècle, de retracer l’émergence des usages du concept de geste par les compositeurs en allemand, anglais, français et italien : partitions, documents de travail avec les interprètes, textes d’accompagnements, entretiens, écrits théoriques, articles de presse.

Deux autres chantiers, « geste et scène » et « geste et instrument », ont approfondi des démarches paradigmatiques : respectivement celles de Mauricio Kagel (1931-2008), dont la pensée est indissolublement musicale et scénique, et de Helmut Lachenmann (*1935) qui explore le détail des possibilités organologiques de production du son (notion de « musique concrète instrumentale ») en relation avec une critique politique et sociale des conventions expressives de la musique classique.

Enfin, le chantier « geste et technologie » consistait en l’analyse de partitions de référence exemplifiant les paradigmes techniques et informatiques qui formalisent ou accompagnent le geste instrumental, notamment : Time & Motion Study II pour violoncelle (1973-1976) de Brian Ferneyhough ; StreicherKreis (2006-2008) pour quatuor à cordes ‘augmenté’ de Florence Baschet ; Luna Park pour quatre performeurs et live electronics (2011) de Georges Aperghis ; la pièce pour piano ‘augmenté’, capteurs 3D et live electronics Morphosis de Patrick Nunn ; Sculpting the Air pour chef d’orchestre, ensemble instrumental et live electronics (2015) de Jesper Nordin.

Qu’ils portent sur un répertoire déjà bien établi ou sur des œuvres récentes, voire en train de se faire dans le temps même de la recherche, ces différents chantiers ont été traités selon une double approche archivistique et pratique. D’une part, la constitution d’un dossier d’analyse génétique (« avant-textes » et autres documents de première main) permettant de saisir la relation entre le processus de création et son résultat. D’autre part, une mise en situation pratique, qui a pris des formes variées en fonction des œuvres et des partenariats institutionnels : réalisation d’entretiens inédits avec les acteurs du processus de création voire observation en temps réel de ce dernier, actions de formation avec de jeunes musiciens, réalisation d’une nouvelle production de l’œuvre.

Au terme de l’ensemble de ce parcours, le geste apparaît comme un véritable paramètre musical avec lequel les compositeurs (et désormais les designers et programmeurs informatiques) peuvent jouer au même titre que la hauteur ou l’intensité du son.

 

Pendant les quatre années de son activité, GEMME a été scandé par plusieurs temps forts.

Tout d’abord, son inscription dans le festival ManiFeste de l’Ircam sous la forme de journées d’étude réunissant artistes et chercheurs (juin 2014 et juin 2015) a donné une visibilité nationale et internationale au projet et exemplifié le dialogue mené à l’échelle du projet entre recherche et production artistique.

Ensuite, les porteurs du projet GEMME ont organisé, en 2014, le premier colloque international sur Mauricio Kagel consacré aux nouvelles approches critiques de ce compositeur (et le premier jamais organisé en France), puis en 2015, la 3e édition de la conférence internationale Tracking the Creative Process in Music, accueillant une centaine de chercheurs du monde entier, en partenariat avec l’Université de Paris-Sorbonne et le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (voir http://tcpm2015.ircam.fr). Le workshop spécialement organisé dans ce cadre a permis de produire une version historiquement informée de la pièce Dressur (1977) de Mauricio Kagel en présence des créateurs historiques, avec la scénographie et le décor utilisés pour la première, qui a été commandée par le CIRM pour le festival MANCA 2016.

 

Les journées d’étude des doctorants

Des journées d’étude réunissant les doctorants sont organisées régulièrement. Elles permettent l’assise du travail de doctorat avec une mise en perspective avec l’élaboration des problématiques et de l’avancement des travaux des pairs, en profitant de la présence de chercheurs invités. Récemment, les thématiques de doctorants, travaillant notamment sur la question des gestes musicaux, des capteurs de mouvement et de la performance, ont permis d’aboutir à l’élaboration de journées d’étude commune à la danse et à la musique, interrogeant sous le signe des regards croisés la performance : « La pensée sonore du corps, Corps, son et technologies entre théories et pratiques », journée d’étude organisée par des doctorants en musique et en danse à l’Université Côte d’Azur en octobre 2016.

           

Le séminaire spécialisé du groupe des chercheurs en danse

Le séminaire du groupe des chercheurs en danse (doctorants, enseignants chercheurs, professeurs invités et chercheurs associés) du CTEL a lieu tous les deux mois. Certaines séances offrent aux chercheurs la possibilité de présenter leurs travaux, d’autres sont organisées en collaboration avec des chercheurs d’autres disciplines, d’autres encore sont dédiées à l’approfondissement de questions méthodologiques spécifiques (les usages des catégories en danse, l’articulation entre théories et pratiques, les outils d’analyse des pratiques et des œuvres chorégraphiques…) et peuvent donner place à l’invitation de chercheurs d’autres universités.

Un Atelier délocalisé des doctorants du Centre national de la danse a été organisé à Nice avec le CTEL en 2014. Un groupe de doctorants en danse du CTEL a coordonné et animé au cours de ces dernières années les Ateliers des doctorants devenus Pratiques de thèses endanse au Centre National de la danse.

 

Séminaire Découvertes et appropriations créatives des altérités

Créé en 2014, le séminaire Découvertes et appropriations créatives des altérités culturellesorganisé en collaboration avec le Laboratoire URMIS de l’UNS propose une espace pour penser les dynamiques de transnationalisation des pratiques culturelles (danse, musique, théâtre) par lesquelles de nouveaux modes d’expression des altérités se produisent et se diffusent. Ce séminaire annuel regroupe tous les deux mois des enseignants chercheurs de l’UNS ainsi que des doctorants et des étudiants de Master. Il s’inscrit dans l’axe interdisciplinaire de l’UNS Altérités et mondialisation.

 

Les Ateliers de la danse

Les Ateliers de la danse, actifs depuis 2005, reposent sur l’organisation d’une rencontre scientifique et artistique entre les chercheurs en danse de l’UNS et des chercheurs et artistes extérieurs invités durant le Festival de Danse de Cannes. Ces rencontres prennent la forme d’ateliers de recherche permettant de faire l’expérience d’une réflexion théorique fortement articulée aux champs des pratiques, propre à la filière des études en danse et au thème 4 « Pratiques des arts vivants » du CTEL. Afin de créer un échange scientifique interdisciplinaire et interuniversitaire, les Ateliers favorisent le développement de liens avec des chercheurs français et étrangers. Les chercheurs organisateurs de ces Ateliers inscrivent en effet leurs recherches dans une dimension interculturelle et internationale tout en créant des partenariats solides et sur le long terme avec des institutions culturelles de la région PACA et du Département en vue de valoriser les dynamiques artistiques et culturelles locales.

Les Ateliers, organisés à partir de 2005, ont déjà connu sept éditions.
L’Atelier de la danse n. 1 fut consacré à la « Transdisciplinarité » à la fois dans la pratique des arts vivants et dans les approches théoriques qui les interrogent ; le 2, 3, 4 ont mis au centre de la réflexion les questions de mémoire et de trace, dans le cadre d’un projet qui a donné lieu à une publication(Ricordanze. Memoria in movimento e coreografie della storia, UTETUniversità, Turin 2010). Les Ateliers n. 5 « Ecrire en corps. Entre description et interprétation » en 2011 et n. 6 « Le(s) temps de la danse » ont permis, quant à eux, d’explorer les usages de l'écriture, de la notation et de la description chorégraphique en amont, pendant et après l’événement (spectacle, processus, pratique sociale) de la danse et d’analyser les espaces qu’elles ouvrent (ou ferment) à l’interprétation (en cours de publication).
Enfin l’Atelier de la danse n. 7 « Tradition en mouvement » en 2015 avait comme enjeu de questionner la manière dont le passé continue d’agir sur le présent des pratiques chorégraphiques et des acteurs qui les incarnent. L’Atelier n. 8, en préparation pour décembre 2017, s’attachera à produire une réflexion sur l’articulation entre portera sur « Carrières, genre et circulations ».

Ces ateliers sont l’occasion de développer le dialogue entre les disciplines. Ainsi les ateliers de la danse invitent les chercheurs impliqués dans le thème IV à participer à ces journées, comme ce fut le cas pour l’atelier numéro 6 par exemple.

 

Revisiter l'historiographie de la danse et éclairer l'histoire du genre : étude de quelques figures de danseuses (France, fin XVIIe – début XXe siècle)

Ce projet, financé par le GIS-Institut du genre, porte sur l’histoire du métier, du statut social et des représentations de certaines figures féminines de la danse scénique en France, de la fin du XVIIe au début du XXe siècle. Au travers du parcours et de l’œuvre de ces danseuses, l’objectif est de repenser une certaine histoire officielle de la danse et, en amont, son historiographie, ainsi que d’apporter un point de vue encore très peu mobilisé sur l’histoire des femmes et du genre.  Au-delà d’un travail exclusivement universitaire, il a fait  appel aux compétences de praticien-ne-s de la danse, qui ont apporté les éléments techniques et esthétiques nécessaires à la reconstitution et à la compréhension des œuvres du passé et aussi à l’histoire (genrée) des corps. Il a donné lieu à deux journées d’études, une à Paris et une à Nice en 2013-14 et une publication en 2015 (http://danse.revues.org/837)  présentée publiquement en forme performative au Centre National de la danse à Pantin.

Ce projet a favorisé la mise en place de liens scientifiques qui ont permis la tenue à Nice en octobre 2015 des Ateliers interdisciplinaires de recherche Politique, poétique et esthétique des corps, en collaboration avec l’UMR LEGS (Paris), le Laboratoire LIRCES (UNS), ayant mobilité plusieurs chercheurs du CTEL émanant des différents axes.

 

Colloque La recherche en danse entre France et Italie : approches, méthodes et objets, Université Nice Sophia Antipolis et Université de Turin, 2-4 avril 2014

Les associations AIRDanza et aCD ont organisé un colloque international portant sur les différentes approches, méthodes et objets de la recherche actuelle en danse avec l’Université Nice Sophia Antipolis et l’Université de Turin. Le principal objectif était d'encourager la confrontation et la discussion directe entre chercheurs provenant de pays et de cultures chorégraphiques variés, ouvrant de nouvelles perspectives dans ce champ du savoir. Il a favorisé la rencontre entre chercheurs sur des problématiques spécifiques afin de concevoir des projets collectifs internationaux et transfrontaliers fondés sur la circulation européenne des chercheurs et des doctorants dans une discipline en cours de structuration. La publication des actes de ce colloque sera en ligne en décembre 2016(http://danse.revues.org).

 

Gli archivi del corpo/Les archives du corps, Journées d’études internationales, Université de Parme, Italie, 16-17 Mai 2016

L’objectif de ces journées d’études était de promouvoir la rencontre et l’échange entre des chercheurs en danse et des chercheurs d’autres disciplines autour de la question du corps au cours de leurs recherches au sein d’autres disciplines. Avec celui de la corporéité, le thème de l’archive anime l’actualité de la recherche internationale et sollicite une approche scientifique transdisciplinaire qui permet à des champs de recherche tels que la danse, la performance, la littérature, la musique et les arts visuels de dialoguer dans un espace commun de réflexion et d’échanges. La rencontre avait comme objectif d’examiner les différents regards disciplinaires portés à  la notion d’archive en relation aux différents arts, afin de mettre en relations différentes modalités de penser, de représenter, de décrire, de narrer et d’exposer le corps.

 

L’association des Chercheurs en Danse et la revue « Recherches en danse »

Les enseignants chercheurs et les doctorants en danse de l’axe 4 du CTEL sont impliqués en tant que membres fondateurs et/ou membres actifs dans l’association des Chercheurs en danse et dans la revue scientifique  « Recherches en danse » (revue.org).